Opéras

Le Barbier de Séville

Tosca

Le Barbier de Séville - Gioacchino Rossini (1792-1868)

Melodrama buffo en deux actes (1816)
Livret de Cesare Sterbini d'après d'après la comédie Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais

22, 25, et 28 Juillet & 03, 05 et 08 Août

Acte 1

Le comte Almaviva, tentant de séduire la belle Rosina, prend l’apparence de Lindor, un étudiant
désargenté. Rosina est cloitrée dans la vaste maison du vieux docteur Bartolo qui a l’intention de l’épouser. Figaro, barbier et homme de confiance du Docteur Bartolo, a ses entrées dans la maison et propose ses services à son vieil ami Almaviva. Après avoir écouté la sérénade, Rosina écrit un billet pour Lindor. Don Basilio, le maître de musique, arrive et annonce à Bartolo qu’Almaviva est en ville à la recherche de Rosina.Basilio suggère une campagne de calomnie et de désinformation à l’encontre du comte. Bartolo déclare que le contrat de mariage entre lui et Rosina doit être établi sans tarder. Déguisé en marin ivre, Almaviva entre dans la maison et informe Bartolo qu’il lui a été officiellement ordonné de cantonner dans sa maison. Dans la confusion, Almaviva souffle à Rosina qu’il est en fait Lindor. Bartolo et Basilio essaient de se débarrasser de Lindor mais il résiste. Almaviva glisse un billetà Rosina qui furtivement l’échange avec une note de blanchisserie. Un chaos s’ensuit, un groupe de vrais soldats arrive, essayant de comprendre ce qui se passe dans cette bruyante maisonnée. Après avoir révélé son rang à la police, le comte s’en va finalement, alors que l’acte se termine dans la confusion.


Acte 2

Endossant un troisième déguisement, Almaviva se présente sous le nom de Don Alonso, chargé de remplacer Don Basilio qui est souffrant. Après avoir gagné la confiance de Bartolo, il donne sa leçon de musique à Rosina. Figaro arrive pour raser Bartolo, et profitant de cette agitation, Figaro subtilise une clé qui aidera Rosina et Almaviva à s’enfuir.Basilio arrive à l’improviste mais, à l’aide d’une bourse bien remplie, Almaviva persuade le vrai maitre de musique d’adhérer au complot. Toujours jaloux et suspicieux, Bartolo presse Basilio de trouver rapidement un notaire. Bartolo s’emploie à convaincre Rosina que Lindor est au service d'Almaviva et que son amour est feint. Bouleversée, Rosina révèle qu’elle projetait de s’enfuir avec Lindor cette nuit même, mais tout s’arrange quand Lindor revient et révèle sa véritable identité et son amour sincère. Les choses se compliquent quand Basilio revient avec le notaire, mais toujours sensible à une enchère de corruption, Basilio accepte d’être témoin du mariage de Rosina et du Comte.Bartolo revient et, bien que furieux dans un premier temps de ne pasépouser Rosina, il se radoucit quand il apprend qu’il n’a pas besoin de verser une dot.

 

Tosca - Giacomo Puccini (1858-1924)

Melodramma en trois actes (1900)
Livret de Giuseppe Giacosa et Luigi Illica d’après la pièce de Victorien Sardou

01, 04, 07, 10 , 13 et 15 Août

Acte 1 _En milieu de matinée, à l'église de Sant’Andrea della Valle

Angelotti, prisonnier politique, entre en titubant dans l’église de Sant’ Andrea della Valle après son évasion du château de Sant’ Angelo quelques minutes auparavant et se cache dans une chapelle latérale.Traînant les pieds et marmonnant, un vieux sacristain traverse l’église. Le peintre progressiste Mario Cavaradossi arrive pour poursuivre son travail sur un grand tableau de Marie Madeleine. Il compare la beauté de sa maîtresse aux cheveux de jais peinte dans un médaillon à la blondeur de Marie Madeleine.Angelotti reconnait alors le peintre Cavaradossi, vieil ami et sympathisant.Alors que Cavaradossi est mis au courant de la situation périlleuse d’Angelotti et qu’il donne au prisonnier affamé le contenu de son panier repas, ils sont interrompus par la visite inopinée de Floria Tosca, la cantatrice la plus célèbre de Rome et maitresse de Cavaradossi. Angelotti se cache à nouveau.Tosca enrage quand elle s’aperçoit que le visage de la fresque est celui de la Marquise Attavanti (la sœur d’Angelotti). Le peintre calme sa jalousie et l’assure de son amour. Enfin apaisée, elle le taquine à propos de sa fresque et lui conseille de couper la poire en deux en lui faisant des yeux noirs. Les deux hommes reprennent ensuite leur conversation, Cavaradossi indiquant au prisonnier une cachette sûre. Un retentissant coup de canon annonce l’évasion d’Angelotti et l’ardent Cavaradossi décide de l’accompagner dans sa propre maison. Pendant ce temps, les enfants de choeur, avec le sacristain, célèbrent la nouvelle de la défaite de Napoléon à Marengo. Au milieu des réjouissances, Scarpia, le redoutable chef de la police secrète, fait irruption dans l’église et ordonne qu’elle soit fouillée. Tosca, toujours sous l’emprise de la jalousie, revient pour chercher son amant et Scarpia se précipite sur elle. Il lui laisse entendre, s’appuyant sur la représentation de la fresque et un éventail de la Marquise d’ Attavanti oublié, que Cavaradossi est parti précipitamment avec l’autre femme, provoquant la fureur de Tosca qui part pour la villa. Elle est subrepticement suivie par plusieurs des sbires de Scarpia. Alors que le solennel Te Deum se poursuit, le cruel Scarpia nourri avec jubilation deux objectifs simultanés : non seulement exécuter le prisonnier politique mais aussi posséder Tosca.

Acte 2_Le soir, Palais de Farnèse

Pendant qu’il dîne seul, Scarpia ressasse les évènements de la journée et anticipe le plaisir sadique qu’il aura à briser la volonté de Tosca. Son espion en chef Spoletta arrive, et bien qu’il n’ait pas trouvé Angelotti, ramène Cavaradossi. Pendant qu’on entend un chant au loin, évoquant la voix de Tosca, Cavaradossi est interrogé sur l’endroit où se cache Angelotti. Comme il refuse de livrer des informations, il est emmené à la chambre des tortures. On fait entrer Tosca qui, entendant les cris de Cavaradossi, révèle finalement la cachette. Alors que Cavaradossi ensanglanté est emmené, la nouvelle que Napoléon a finalement gagné à Marengo arrive. C’est une défaite politique pour Scarpia. Par défit, Cavaradossi crie sa haine de la tyrannie et est brutalement emmené, laissant Tosca seule avec Scarpia. Le Baron lui propose d’échanger la vie de son amant contre une relation avec elle. Tosca chante un hymne à Dieu, exprimant sa dévotion à l’art et à l’amour. Scarpia insiste encore mais Spoletta fait irruption : voyant qu’il allait être arrêté, Angelotti s’est suicidé. Horrifiée, Tosca consent finalement à se donner au chef de police s'il leur accorde un sauf-conduit pour quitter la ville. Scarpia explique qu'il va le faire, mais que, pour sauver la face, il doit faire un simulacre d'exécution. Pendant  que l'encre sèche sur le document,Tosca poignarde Scarpia avec son propre couteau et se moque de lui alors qu’il meurt sous ses yeux. Elle arrache le sauf-conduit de ses doigts crispés et s'esquive.

Acte 3_A 4 heures, le matin suivant, au château de Sant’Angelo

Juste avant l'aube,au moment où sonnent les cloches de l’église, on entend la voix d'un jeune berger. Mario réfléchit sur son exécution imminente et son puissant désir de vivre. Tout à coup, Tosca arrive et après l’effusion de leurs retrouvailles, elle lui montre le sauf-conduit. Tosca lui explique que les soldats ne tireront que des cartouches à blanc. Cavaradossi s’émerveille que des mains si douces puissent commettre un meurtre pour son salut. Les bourreaux arrivent et Tosca montre à Mario comment simuler sa mort de façon convaincante. Les soldats tirent et Cavaradossi tombe raide mort, à la stupéfaction de Tosca. Même après sa mort, Scarpia a encore réussi à tromper et détruire. Les autres soldats, découvrant le corps de Scarpia, se précipitent au château de Sant’Angelo, poursuivant Tosca jusqu’aux remparts. Tosca, rebelle jusqu’au bout, somme Scarpia de la rencontrer devant Dieu et se précipite des remparts du château vers une mort certaine.

 



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